Fariboles.
Et puis voilà. Pour une fois, je n’ai pas grand-chose à dire. Attention! Ne pas confondre « n’avoir grand-chose à dire» avec «n’avoir rien à dire» car la est la toute petite nuance qui fait toute la différence (veuillez apprécier cette rime incontournable) et qui peut déterminer de l’avenir d’une vie, dépendant de quel avenir on escompte.
Moi, en tant que future journaliste, je me suis promis à l’âge de six ans, que, pour le restant de mes jours, j’écrirais, encore et toujours, inlassablement, à en avoir le bout du nez couvert d’encre et les yeux qui louchent d’avoir trop fixé de près cette feuille de papier griffonnée de bas en haut. Les feuilles vierges, j’en ai peur. C’est une feuille pleine de potentiel, mais pourtant. avec laquelle on ne fait.. rien. Alors c’est pourquoi je m’efforce de combler ce vide d’encre sur ces très fines tranches d’arbres, teintées de blanc.
Je m’ennuie de lire aussi souvent qu’avant, je m’ennuie d’écrire aussi souvent et de griffonner deux ou trois jolies phrases dans mes cahiers, durant mes cours. On dirait que je n’y penses plus. Non. C’est pas exactement ça. C’est plutôt que j’y penses, fort fort fort.. tellement fort que lorsque vient le temps de l’écrire sur une feuille, j’ai tout oublié et j’écris carrément autre chose.
Cet article s’adresse à moi et à moi seule, et je ne voit pas du tout comment vous feriez pour y trouver votre compte de drôleries et de révélations sur la vie. Non. Cet article, on pourrait le considérer comme une légère analyse de l’état cervical de l’humain qui l’écrit.
Le nombre de blogs sur skyrock augmente de un à toutes les secondes. C’est énorme. Combien y a-t-il d’humains sur cette terre en ce moment? Des milliards. Et vous, moi, votre grand-mère, votre voisine et puis mon ami, on en est qu’un seul. C’est pas beaucoup. On représente bien moins qu’un pourcent des humains sur cette terre. Mais on a tous une vie entière. Alors quand on pense au fait que tout le monde sur cette terre a une vie, une histoire, des joies, des peines des douleurs, des pertes, je me dit que la terre esst bien forte de nous supporter tous. Et pas seulement les humains. Mais aussi les animaux, les plantes, les vivants unicellulaires que personne n’a jamais vu des ses propres yeux sans l’aide d’un microscope.
L’autre jour, en anglais, on a fait un texte descriptif sur un aquarium (enfin, c’est le sujet que j’ai choisi.) et puis je crois que j’ai rarement été aussi inspirée de ma vie. L’eau ça me fascine. Et je trouve qu’on devrait en profiter un peu plus. L’eau c’est tellement beau.. tellement essentiel. C’est un nouvel univers sous terre, qui s’enfonce dans les profondeurs, dans les abysses noires. Et puis, à sa surface, c’est clair, c’est calme, on dirait parfois qu’on pourrait marcher dessus sans problème. L’eau c’est trompeur. Parfois, c’est aussi déchaîné et enragé, pris de convulsions extérieures brutales. Mais ce n’est que la surface. Il ne faut pas se fier aux apparences.
Le monde est tellement fantastique. Il y a tellement de choses que je veux faire avant de mourir. Je crois que je vais faire une liste parce que sinon… je vais gaspiller mon temps. Mais le temps, il n’y en a pas tellement. Et puis, il faudrait que je fasse une liste des livres que je lis. Pour m’en souvenir et sourire une autre fois, le coeur léger.
Je t’aime, le sourire aux lèvres, les joues qui s’en déchirent, les yeux qui pétillent, le nez qui frémit, et le fameux frison intérieur qui est partout et nulle part à la fois.
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