J’ai l’écriture confuse, je l’avoue.

Vous ne me connaissez pas. Et ici, – oh non- je ne m’adresse pas ainsi de la façon la plus triviale par souci d’originalité. Car non, vous ne me connaissez pas, et ce, vous ne pouvez le nier, car personne ne sait si l’on connait vraiment une personne ou non. Et je ne nie pas non plus que je ne vous connais pas non plus. Personne ne se connait, point. Car après tout, pour connaître quelqu’un il faudrait être dans la capacité de penser comme cette personne, et c’est une impossibilité qui le sera toujours. Vous n’êtes pas dans ma tête, mais je ne suis pas dans la vôtre. Et après tout, c’est mieux ainsi, non?

Et de toute manière, nous sommes trop jeunes pour nous connaître nous-mêmes, alors à quoi bon se clamer «bien dans sa peau», alors que cette… peau, cette personnification de notre chair, change au gré des saisons? Nous sommes trop jeunes pour affirmer être. Mais patientez, et cela viendra, au moins pour quelques uns. Il y a de ces gens qui ne sont jamais. Pauvres d’eux.

J’ai l’écriture confuse, je l’avoue. C’est parce que les écrivains ne parlent de rien, mais d’eux mêmes. Ne soyez pas dupes. Je suis tous mes personnages. Je vous présente ici mon cerveau, simplifié pour vous, plébéiens. Je suis du peuple aussi. Indéniable, encore une fois. Mais de cette similarité détonne une différence: je ne veux pas l’être. Je déteste faire partie de la foule, n’être qu’un pourcentage minime d’une grandiose action. Je veux être le tout. Et je le serai, croyez-moi. Être le tout n’est pas si dur. Il suffit de se croire soi-même, et le reste viendra de lui-même.

Published in: on 27 février 2010 at 7:24  Laisser un commentaire  
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